La prévention angle mort de l’assurance
L’assurance habitation reste organisée autour de la réparation : on constate, on chiffre, on indemnise. La prévention, elle, se heurte à un mur économique. Une visite d’expertise terrain ou en visio coûte plusieurs centaines d’euros par logement.
Résultat : l’assureur ne dispose d’aucune vision de l’état réel du bâti. Cette asymétrie d’information se joue sur les vingt derniers mètres, ceux que seule une observation du terrain permet de qualifier.
De leur côté, les assurés ignorent les facteurs aggravants présents chez eux : une végétation trop proche des fondations, une gestion défaillante des eaux pluviales, une étanchéité périphérique dégradée. Pendant ce temps, la sinistralité climatique progresse et le coût de la réparation subie augmente mécaniquement.